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La trentaine déjantée de Fleabag
Orenda a vu pour vous la série britannique dont est tirée "Mouche" et on vous la recommande chaudement ! 

Recommandée par plusieurs d’entre vous, la série Fleabag est une série parfaite à rattraper pour l’été. “Petit bijou” , “hyper féministe”, vos retours nous ont donné envie d’y jeter un coup d’oeil. Et nous n’avons pas été déçu.e.s ! 

Fleabag, littéralement “sac à puces” est le surnom donné à l’(anti)héroïne de la série depuis son enfance. On ne connaîtra jamais le prénom de cette jeune femme qui navigue entre une famille compliquée et une vie sentimentale chaotique dans le Londres d’aujourd’hui. 

L’humour noir prédomine, porté par l’actrice principale Phoebe Waller-Bridge. Elle a écrit la série en partant d’une de ses pièces. Inspirée de sa vie à l’approche de la trentaine, on y trouve une touche de “female rage” injectée dans les réactions du personnage principal. 

Le personnage éponyme est explosive, complexe, imparfaite et très attachante. La réalisatrice Jeanne Henry, à l’origine de l’adaptation de la série en France analyse le personnage ainsi : “C'est un personnage qui n'est pas féministe pour un sou, elle est complètement assujettie au regard masculin, c'est un rapport au désir qui n'est pas libre, et c'est très intéressant de le souligner.”

Le personnage de Fleabag est cependant à rebours des stéréotypes retrouvés dans les séries jusque là avec des femmes accro au shopping dans Sex and the City ou encore filles pestes et obsédées par les garçon dans Gossip Girl. En cela la série tient un propos important sur la représentation des femmes à l’écran. Fleabag est sujet de son désir, entreprenante, filmée même en train de se masturber. Les différentes personnalités de la série sont hautes en couleurs, presque théâtrales et véhiculent un humour très britannique. 

La saison 1 se déroule lors de la deuxième moitié de sa vingtaine. L’héroïne tente de survivre aux absurdités rencontrées dans la vie londonienne. Elle perd sa mère, est hantée par le deuil de sa meilleure amie, haït sa belle-mère et se fait larguer par son petit-ami. Face à toute son adversité, Fleabag commente ces situations avec une dose de cynisme qu’on lui envie. Tiré à l’origine d’une pièce, les répliques restent des punchlines de stand-up à la fois crues et hilarantes.  Elle enchaîne les relations sexuelles sans lendemain, de manière assez désabusée et pleine d’ironie. La série dépeint à merveille la pression qu’ont les trentenaires à avoir une situation stable ( ce qui est loin d’être son cas). 

C’est de cette première saison qu’a été adaptée Mouche, avec Camille Cottin. On y retrouve d’ailleurs le même type d’humour désabusé et de comique de situation que dans Connasse. Ici cependant, l’actrice ne fait pas ses remarques acerbes à la cantonade mais directement au spectateur, par le procédé du “quatrième mur” : une adresse directe à celui qui regarde, que les autres personnages de la série ne voient pas. Les adeptes des deux versions notent cependant que l’adaptation française est plus sombre que son homologue britannique. 

La seconde saison de la série britannique est tout aussi rocambolesque : Fleabag tombe amoureuse d’un homme sexy, alcoolique, qui la comprend… et qui est prêtre. On vous laisse découvrir la suite ! 

Notre seul bémol ?Il n’y a que deux saisons, et pas de troisième en préparation.

À vous d’imaginer ce que Fleabag peut bien devenir, et de lui créer une vie radieuse si, comme nous, vous vous êtes identifié à son univers et son humour ! 

La série est disponible sur Amazon ici